Pourquoi publier sur Instagram ne sert à rien
si tu fais l'impasse là-dessus
Trois posts par semaine minimum, sinon personne te voit. Faut faire des reels. Non, des carrousels. Ah oui des stories tous les jours, hyper important.
T’as appliqué les conseils de Tata Micheline (celle qui sait tout sur tout mais qu’à jamais rien fait de ses 10 doigts), ceux que tu as lu un peu partout (entre les réseaux sociaux et ce bon vieux ChatGPT maintenant t’as de la ressource).
Bon t'as essayé… parce que soyons claires, il faut une sacrée discipline pour tenir ce rythme effréné (et un mari sympa, des enfants sages...). Admettons. Tu as été régulière. Tu as même sacrifié ton dimanche soir pour programmer ta semaine.
Et pourtant… RIEN (ou presque).
Seulement quelques likes (dont ton mec, ta mère, et ta meilleure pote). De temps en temps tu gagnes un abonné et il y a cette saleté de voix dans ta tête qui commence à l’ouvrir : « Je fais peut-être pas assez. » Alors que toi, t’as qu’une envie, c’est qu’elle la ferme !
Alors je vais casser le suspense tout de suite (et non je n’écrirais pas « spoiler » comme je vois dans la plupart des posts du moment, parce que ça pue l’IA à 3 kilomètres, d’ailleurs si tu le fais, un conseil ma belle, arrête !). Le problème, c'est pas que tu ne fais pas assez. Et ça, c’est déjà une bonne nouvelle.
Le jour où j'ai compris ce qui clochait
Quand j’ai commencé l’enseignement, je me suis dit : « des 2ème années de BTS Communication, ça va être super, j’aurai pas besoin de rabâcher la base ! ». Tu veux un scoop ? Que nenni ma belle !
J’ai découverte des étudiants (certes sympathiques et pour certains talentueux) passer des heures sur Canva à créer leur visuel. Couleurs parfaites, typo soignée, mise en page bien étudiée. Sauf qu’à la question « C’est pour qui ? Qu’est-ce que tu veux leur dire ? », c’était le bug, le trou noir, la page blanche (la souris verte… oups pardon je m’égare).
Ils confondaient produire du contenu avec communiquer.
Ce n’est pas la même chose.
Et honnêtement ? La plupart des entrepreneures que je rencontre font exactement la même erreur. C’est pas un manque de talent, c’est plutôt un manque de méthode.
Instagram n'est pas ton problème
Arrêtons-nous une seconde sur ce que fait vraiment Instagram.
Instagram est une vitrine, rien de plus. Donc si tu installes une vitrine magnifique devant une boutique dont personne ne connaît l’existence, dans une rue que personne ne fréquente, pour vendre des produits dont on ne comprend pas l’utilité… Je vais pas t’mentir, t’as quand même peu de chances de devenir millionnaire. Et ta belle vitrine, elle n’y changera rien.
Ce qui attire les clients dans ta boutique, c’est :
- Savoir exactement à qui tu parles (tes clients ont besoin de comprendre que tu leur parles, à eux !)
- Avoir un message clair sur ce que tu apportes (ils voient des tas de sollicitations partout, ils ont le temps d’attention d’un poisson rouge, alors si t’es pas clair, ciao ma belle !)
Ça, c’est la stratégie.
Et tu auras beau avoir le meilleur planning éditorial de la terre, si t’as pas réfléchis à ça, tu plafonneras toujours à 35 abonnés.
Ce que personne ne te dit sur l'algorithme
L’algorithme favorise la régularité, c’est vrai.
Mais il favorise surtout l’engagement. L’engagement ce sont toutes les réactions que génère ton post, plus il est aimé, commenté, partagé, enregistré, plus l’algorithme va le montrer. Avec une petite préférence pour les partages et les enregistrements.
Et l’engagement, ça ne vient pas de la fréquence. Ça vient du fait que ce que tu dis résonne chez la personne qui te lit.
Une publication par semaine qui touche juste vaut infiniment mieux que cinq publications qui passent inaperçues.
Soit tu pars d’une vraie connaissance de ta cible, soit tu fais un peu au feeling, et crois-moi, t’auras pas les mêmes résultats.
Les 3 fondations que personne ne pose et qui changent tout !
Avant de penser contenu, avant de penser fréquence, avant même de penser à choisir entre Instagram, Facebook ou le journal du coin (oui il y a des gens qui lisent encore la presse locale, vraiment !), il y a trois questions auxquelles tu dois répondre.
1. À qui tu parles vraiment ?
Pas « les femmes entrepreneures de 30 à 50 ans ». Non.
À qui, concrètement ? C’est quoi sa journée type ? Qu’est-ce qui lui pose problème ? Qu’est-ce qui l’agace ? Qu’est-ce qui lui fait plaisir ?
Plus ta réponse est précise, plus ta communication sonnera juste.
2. Qu’est-ce que tu apportes que les autres n’apportent pas ?
Pas ta liste de prestations mais ton positionnement, ta différence. C’est ce truc unique qui fait que c’est toi et pas une autre. Ca peut être quelque chose qui te gênait à l’adolescence, un truc que tu n’assumais pas mais qui finalement fait partie de toi, te définit, et fait de toi qui tu es. C’est ça qu’on cherche. Je sais que c’est pas une question facile, mais c’est celle qui fait toute la différence.
3. Quels sont tes messages clés ?
Autrement dit : si ta cible ne devait retenir que trois choses de toi, ce serait quoi ?
Ces trois choses-là, c’est le fil rouge de toute ta communication. Réseaux sociaux, site web, presse, pitch réseau, événementiel… tout découle de là.
Ce que ça change concrètement
Quand ces fondations sont posées, qu’elles sont claires pour toi et alignées avec qui tu es, quelque chose de dingue se produit.
Tu ne te demandes plus « qu’est-ce que je vais poster cette semaine ? ». Tu sais. Naturellement. Parce que tu sais à qui tu parles, ce qu’elle ou il a besoin d’entendre, et comment tu peux l’aider.
Tu publies moins. Mais mieux. Et les bonnes personnes commencent à te répondre, à te contacter, à dire « c’est exactement ce dont j’ai besoin ».
C’est ça, une communication qui travaille pour toi.
Par où commencer ?
Si tu reconnais ta situation dans cet article, voilà ce que je te conseille de faire avant de publier quoi que ce soit.
Prends une feuille, installe-toi confortablement, respire, et réponds à ces trois questions :
- Ma/mon client·e idéal·e, c’est qui précisément ?
- Qu’est-ce que je lui apporte de différent ?
- Quels sont les 3 messages que je veux qu’elle ou il retienne de moi ?
Ça te prendra probablement un peu de temps. C’est un travail de fond, je te l’accorde. Mais c’est celui qui rend tout le reste (les posts, les stories, les Reels, les articles, les newsletters…) enfin utile et facile. Ça vaut le coup d’essayer non ?
Tu veux poser ces fondations avec quelqu’un qui t’accompagne étape par étape ?
C’est exactement ce qu’on fait ensemble dans l’accompagnement Sors du tunnel.
Et toi, t’as déjà posé tes bases ou tu publies encore en espérant que ça finisse par marcher ? Dis-moi en commentaire

Je trouve cet article hyper motivant et très instructif !
Merci pour tes conseils précieux !
Merci Aurélie. Il a été écrit avec le coeur ❤️
Ping : Pourquoi ta communication ne tient pas dans la durée - Sororra